Recyclage : La situation asiatique rattrape la Gaspésie

Recyclage : La situation asiatique rattrape la Gaspésie

21 juin 2019

Communiqué de presse.

LA RITMRG SONNE L’ALARME :
RECYCLAGE : LA SITUATION ASIATIQUE RATTRAPE LA GASPÉSIE

Grande-Rivière, le 20 juin 2019 – Malgré sa proactivité, son sens de l’innovation et sa débrouillardise, la Régie intermunicipale de traitement des matières résiduelles de la Gaspésie (RITMRG) pourrait aller jusqu’à enfouir certaines matières recyclables si elle ne trouve pas preneurs bientôt.

Le ressac de la fermeture des marchés asiatiques se fait sentir jusqu’en Gaspésie. Puisque les marchés québécois ne suffisent pas à transformer toutes les matières recyclables, la qualité de notre recyclage n’est pas toujours au rendez-vous et un petit centre de tri est plus vulnérable de par sa capacité d’entreposage limitée, la RITMRG pourrait faire face à une décision difficile, soit de diriger certaines matières du bac bleu à l’enfouissement. On parle principalement de matières pour lesquelles il y a peu ou pas de marchés comme les sacs et pellicules plastiques ou certaines fibres. Cette mauvaise conjoncture, que l’on espère temporaire et qui est en voie de se produire partout au Québec, est certes déplorable, après tant d’efforts consentis au recyclage des matières récupérables. Pour la RITMRG, cette mauvaise nouvelle génère une opportunité, soit de donner un coup de barre et améliorer la situation.


Pour Daniel Côté, président de la RITMRG et maire de la Ville de Gaspé,
« Par souci de transparence envers la population, nous voulions être proactif et informer celle-ci de l’état de la situation. Là, c’est le moment de faire du ménage, de passer des discussions à l’action et d’être proactif ! On le sait, le recyclage au Québec, c’est une jeune industrie qui traverse régulièrement des épisodes de houle, mais on ne veut plus être à l’arrière du bateau et se faire malmener! Et nous la RITMRG, on va mettre les mains sur la barre. Le recyclage…c’est une affaire d’équipe! Le citoyen doit poursuivre sa participation à la collecte du bac bleu en y déposant les bonnes matières, le centre de tri doit être plus efficace, se moderniser et les organismes du secteur comme RECYC-QUÉBEC, EEQ ou le MELCC doivent assumer leur leadership et s’assurer que la matière récupérée soit recyclée ici même, au Québec. Bref, on a le devoir, au Québec, de s’élever d’un cran, d’arrêter de voir le dossier du recyclage comme une crise et de plutôt en saisir les opportunités pour en faire du développement dans nos régions! On l’a fait avec le verre; pourquoi pas avec les autres matières? »


«
La RITMRG est reconnue pour sa créativité et son leadership! Ici, on va saisir cette opportunité pour mettre l’accent sur les vrais enjeux. Choisir des produits moins emballés, réutiliser les contenants, refuser les sacs plastiques, exiger que les fournisseurs utilisent des matières qui ont un marché une fois qu’elles sont triées… on est rendu là et on doit le faire! » mentionne Nadia Minassian, viceprésidente du conseil d’administration de la RITRMG et préfète de la MRC du Rocher-Percé.


Pour Nathalie Drapeau, directrice générale de la RITMRG, «
l’équipe du centre de tri a accueilli cette nouvelle de façon positive en se disant que les choses allaient changer suite à cette annonce et que la matière qui est triée manuellement serait de meilleure qualité… des tapis, des chandails, des souliers, du poulet et des couches…on en veut plus dans le bac bleu! ». Et ils ont raison! Tout part du bac bleu. Si la matière est de bonne qualité, qu’elle n’est pas contaminée, elle sera mieux triée, plus efficacement, et on y donnera de la valeur sur les marchés. Le centre de tri sera plus performant et plus attirant pour les marchés. Le dossier du verre et de la consigne a souvent occupé l’actualité, mais Nathalie Drapeau rappelle « que le verre, c’est environ 10-12% du bac bleu…Peuton arrêter de déchirer notre chemise pour ce dossier et mieux cibler les priorités ? Les fibres comme le carton, le journal, les papiers mélangés représentent 65% du bac bleu… ce sont les marchés de ces matières qu’il faut sécuriser. Quand le journal passe de 90 $/tonne à 25 $/tonne en l’espace de quelques mois …ce n’est pas facile de garder un équilibre dans le budget ! »


La RITMRG a d’ailleurs déposé un projet le 15 mai dernier visant à moderniser son centre de tri en phase avec les marchés actuels et les réalités régionales. Selon Daniel Côté, il est clair pour le conseil d’administration que « le centre de tri va continuer d’opérer et accueillir les matières recyclables. On encourage d’ailleurs les citoyens à continuer de recycler, tout en portant une attention plus particulière à ce qui est mis au bac bleu. Nous allons nous investir davantage dans la chaîne de décision à l’échelle nationale pour s’assurer que le Québec fasse les bons choix et priorise notamment le développement du recyclage de nos matières ici, au Québec! ».

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Source :
Nathalie Drapeau, Directrice générale
Régie intermunicipale de traitement des matières résiduelles de la Gaspésie (RITMRG)
Tél : 418 385-4200, Cellulaire : 418 680-2134, Courriel :
direction@ritmrg.com